L’Organisation mondiale de la Santé a prévenu que des méthodes controversées, comme des moustiques génétiquement modifiés, devront possiblement être utilisées pour combattre les moustiques qui propagent le virus Zika, rapporte mercredi un communiqué de presse de cette organisation.

Selon la source, des tests menés au Brésil en 2015 ont démontré que des moustiques mâles rendus stériles génétiquement ont réduit de 82 % pour cent les larves de moustiques qui propagent les maladies car, les mâles modifiés génétiquement ne transmettent aucune maladie, puisque seules les femelles piquent.

Elle souligne que d’autres agences onusiennes ont déjà eu recours à des insectes stériles pour combattre les espèces nuisibles pour l’agriculture, indiquant que son groupe consultatif recommande maintenant de nouveaux essais en champ des moustiques modifiés, qui n’ont pour le moment fait l’objet que de tests limités dans les îles Caïmans et en Malaisie.

Des écologistes par contre, craignent que l’élimination complète d’une population d’insectes ne puisse avoir des répercussions imprévues sur l’écosystème étant donné que l’OMS encourage les pays touchés à utiliser dès maintenant les méthodes nouvelles et anciennes pour combattre les moustiques. D’autres experts par contre, rappellent que le moustique Aedes aegypti est arrivé accidentellement en Amérique il y a des centaines d’années et qu’on peut donc probablement l’éliminer en toute sécurité.

S’agissant du rapport des médecins brésiliens la semaine dernière prévenant que le Zika n’est possiblement pour rien dans l’explosion des cas de microcéphalie plutôt un larvicide qui est ajouté à l’eau pour empêcher les larves de moustiques de se développer, l’OMS réplique toutefois que les études scientifiques réalisées sur le produit ne permettent pas de conclure à un tel lien.

L’OMS émet ses recommandations au sujet du virus Zika

L’OMS a recommandé mardi aux femmes de porter des vêtements de couleur claire couvrant le plus possible le corps, d’utiliser des écrans moustiquaires, de veiller à ce que les portes et les fenêtres restent fermées, de dormir sous des moustiquaires et de nettoyer ou couvrir les conteneurs et récipients susceptibles de retenir même de petites quantités d’eau (seaux, pots de fleurs, pneus…).

Selon ces recommandations, bien que les symptômes liés au virus Zika soient en général bénins, l’OMS a observé une association possible entre la recrudescence inhabituelle des cas d’infection de microcéphalie en 2015. Le moyen le plus fiable d’évaluer si un nouveau-né est atteint de microcéphalie consiste souligne l’OMS, à mesurer le périmètre crânien 24 heures après la naissance, à le comparer avec « les normes OMS de croissance » de l’enfant et à continuer de mesurer le rythme de croissance de la tête pendant la petite enfance. Elle précise également que les échographies précoces ne permettent pas de prédire avec fiabilité la microcéphalie, sauf dans les cas extrêmes.

Cette organisation onusienne appelle les femmes attentes du virus de procéder à l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de la vie car, rien n’indique pour l’instant que le virus se transmette à l’enfant lors de l’allaitement. Pour parer au maximum le risque de contamination, l’organisme onusien demande aux femmes enceintes ou planifiant une grossesse de faire particulièrement attention contre les piqûres des moustiques.

Pour ce qui est de la transmission, une étude a d’ailleurs décrit un cas de transmission lors de rapports sexuels qui a démontré la présence du virus dans le sperme humain et que les experts doivent néanmoins réunir davantage de données factuelles pour confirmer si le virus Zika se transmet fréquemment lors des rapports sexuels. Face à cette situation, l’OMS recommande l’utilisation régulière du préservatif surtout pour les personnes vivant dans les régions à risque tant qu’on n’en sait pas plus.

ACP

Leave a Reply