La vitamine D est un élément indispensable à l’organisme dont beaucoup de Français manquent. Le manque de soleil est souvent incriminé, mais l’exposition aux produits chimiques pourrait également expliquer ces carences.

Comment expliquer la carence en vitamine D dont souffre une majorité de Français ? A une trop faible exposition à la lumière du soleil ? A des apports alimentaires insuffisants (car oui, certains aliments en contiennent : découvrez lesquels) ? A ces deux causes bien connues pourrait bien s’en ajouter une nouvelle : l’exposition aux produits chimiques.

En effet, des chercheurs américains viennent d’établir un lien entre perturbateurs endocriniens et taux de vitamine D dans le sang. L’étude , parue dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, rassemble les données de 4667 adultes américains qui ont répondu à une enquête nationale sur la nutrition et la santé. Les participants ont fourni un échantillon de sang pour doser la vitamine D, et un échantillon d’urine pour déterminer leur niveau d’exposition aux perturbateurs endocriniens. Régulièrement pointées du doigt pour leurs éventuels effets cancérigènes et neurotoxiques, ces substances chimiques perturbent les hormones de la reproduction et de la thyroïde.

Les femmes davantage touchées

Parmi elles, deux produits ont retenu l’attention des scientifiques. Les phtalates tout d’abord : plus ils sont présents dans les urines, plus le taux de vitamine D est faible, avec un lien plus fort chez les femmes. Ces perturbateurs endocriniens sont notamment présents dans les produits cosmétiques, les produits pour enfants, ainsi que les emballages alimentaires et médicaux.

Chez les femmes, un autre élément en quantité élevée a un impact sur la vitamine D : le bisphénol A (BPA). Il se retrouve quant à lui dans uniquement dans les plastiques depuis qu’il a été banni des tickets de caisse et des produits pour enfant.

Jouant un rôle majeur dans la croissance et la minéralisation osseuse, la vitamine D est synthétisée par l’organisme sous l’action de la lumière. Une carence en vitamine D expose à des risques accrus de maladies cardiovasculaires, dépression, hypertension, cancers ou diabète. Les scientifiques pensent que les perturbateurs endocriniens agissent sur la vitamine D au même titre que sur le système hormonal. D’autres études seront nécessaires pour valider cette hypothèse.

Mathilde Ledieu
Top Santé / Acces-santé
Categories: la_une, Progrès

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