L’ONG, Jardin et élevage parcellaire (JEEP), a mis au point des techniques modernes adaptées à la culture des champignons sauvages et locaux en vue de vulgariser ces produits comestibles et médicinaux souvent négligés, a indiqué lundi à Kinshasa, M. Simon Dibaluka Mpulusu, l’un des coordonateurs du projet « Kin-Champignons ».

Selon M. Dibaluka, ce projet vise la promotion des champignons, étant donné qu’ils des aliments constituent riches en protéines, consommés principalement en milieu rural. Mais très peu d’espèces sont connues et consommées fraiches dans les grandes agglomérations comme la ville de Kinshasa où l’on ne consomme que des « termitomyces », des champignons qu’on ne trouve que pendant les deux  premiers mois de la saison des pluies.

La population kinoise pourtant, a-t-il ajouté, se contente de consommer des « sporophores » séchés, espèces lignicoles, souvent mal conservées (moisies) ou mal présentées (différentes espèces dans un même paquet ainsi que  beaucoup de déchets et grains de sable) avec des risques d’intoxication du consommateur lorsqu’on y met par mégarde des spécimens vénéneux.

Dans le cadre de ce projet, des souches d’espèces fongiques comestibles en Occident, ont été introduites en RDC pour renforcer et maintenir en culture quelques unes, révélées plus performantes dans les conditions locales, a souligné M. Dibaluka, qui précise qu’une méthode est mise en place à cet effet,  permettant d’isoler en dehors du laboratoire, des souches des nombreuses espèces comestibles et médicinales sauvages des écosystèmes forestiers et savanicoles de Kinshasa.

La conservation des mycéliums de ces espèces a été rendue possible grâce aux supports de semis appropriés élaborés, conservant les cultures même plus d’une année à des températures ambiantes, a-t-il noté.

ACP

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