Le chercheur Rigobert Lunga Z a préconisé  que l’obtention des chenilles Cirina forda  se fasse  par ramassage au sol  ou par prélèvement sur les arbres, tout  en introduisant une agroforesterie qui inclurait principalement l’espèce  Erythro-phleum africanum le E. Africanum dans la chefferie Pelende-nord, province du Kwango, indique  la copie de cette étude parvenue vendredi à l‘ACP.

Ce chercheur qui a réalisé dans cette partie du pays une étude sur les « Impacts environnementaux des modes de cueillette de chenilles Cirina forda (Westwood) sur l’espèce  Erythro-phleum africanum dans la chefferie Pelende-nord en R.D. Congo » a stigmatisé les menaces qui pèsent sur  cette espèce    suite à la cueillette irrationnelle des chenilles Cirina forda.

Il s’agissait dans cette  étude  de proposer des pistes susceptibles d’améliorer améliorer les connaissances des modes de cueillette des chenilles Cirina forda à partir des savoirs endogènes des communautés locales.

Il a, dans ce cadre   aussi  analysé les modes de cueillette des chenilles Cirina forda,  mesuré les impacts de l’exploitation d’Erythrophleum africanum sur l’environnement,  décrit et identifié le profil des cueilleurs de ces insectes comestibles.

Les résultats de ces enquêtes ont montré également que l’élagage brutal des branches est pratiqué par 50% d’enquêtés alors que 37% des cueilleurs abattent les arbres à chenilles. Cette activité est l’œuvre des hommes célibataires, représentant environ 80% d’enquêtés, ayant un niveau d’instruction varié.

En outre, cette activité constitue une source des revenus pour plus de 90% de la population enquêtée.

Bien que les revenus issus de cette activité contribuent pour plus de 90% dans les besoins des ménages locaux, le chercheur estime qu’elle devrait tout de même se faire d’une manière non destructive avec le simple ramassage manuel.

Le scientifique Lunga a fait aussi un constat selon lequel dans toute la chefferie, la croissance démographique, la récolte des produits forestiers non ligneux comestibles et l’aspiration au développement économique et social entraînent une croissante pression sur la biodiversité et la réduction des surfaces boisées

La chefferie Pelende-nord se trouve dans le territoire de Kenge. Elle s’étend sur une superficie de 4.683 km2. Une proportion importante de sa population vit de l’agriculture. Celle-ci ne satisfaisant pas entièrement les besoins des habitants, ceux- ci ont développé des activités lucratives diversifiées, dont la cueillette des chenilles comestibles Cirina forda et l’exploitation d’Erythrophleum africanum en voie d’extinction.

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